Facebook, Viadeo, LinkedIn… Ces réseaux sociaux sont devenus un passage obligé pour les candidats à l’embauche. Désormais, les recruteurs n’hésitent plus à y faire un tour afin de connaître un peu mieux le profil des postulants. Utilisés à bon escient, ces réseaux peuvent vous permettre de décrocher un job. Mode d’emploi.
- Trouver le bon réseau : Ces dernières années, les réseaux sociaux se sont multipliés sur le Net: Facebook, LinkedIn, Viadeo… le candidat n’a que l’embarras du choix. Sachez que Viadeo et LinkedIn ont uniquement pour but de tisser un réseau professionnel sur la Toile alors que Facebook, plus informel, est principalement destiné à une utilisation personnelle. « Néanmoins, il peut être intéressant de s’en servir pour faire savoir à ses contacts que l’on est en recherche d’un job », précise Jacques Froissant, Pdg de Moovement, une société spécialisée dans le recrutement 2.0. Par ailleurs, des entreprises telles que L’Oréal ou Areva sont largement présentes sur Facebook. Plus récent, Twitter permet également de se constituer un réseau. « Je m’en sers pour communiquer des offres d’emploi », indique Jacques Froissant.
- Soigner son profil : Présentez brièvement votre parcours, en décrivant quelques-unes de vos expériences passées. Mettez des liens hypertextes en direction de vos réalisations ( site web, blog…). Soyez direct et dites que vous cherchez un job. Attention si vous êtes encore en poste : vos employeurs actuels risquent de tomber sur votre profil ! Sachez néanmoins que vous pouvez en restreindre l’accès, par exemple empêcher que vos contacts voient vos photos ou certaines parties de votre profil. Pour cela, utilisez les options de confidentialité qui vous sont proposées. Par ailleurs, ne donnez pas de précisions inutiles dans votre présentation. Sur Facebook, par exemple, l’internaute est incité à indiquer sa religion ou ses orientations sexuelles. Evitez également d’adhérer à des groupes qui ne vous mettront pas franchement en valeur, par exemple « ceux qui glandent au boulot »…
- Choisir ses contacts : Recherchez d’abord vos ex-collègues, vos anciens clients… mais aussi les membres de votre famille et vos amis. Ces premiers contacts constitueront un premier réseau. Pour l’élargir, vous pouvez adhérer à des groupes en rapport avec votre activité professionnelle. Présentez-vous et n’hésitez pas à intervenir sur les forums de discussion, de manière à vous faire connaître. Un bon moyen d’entrer en contact avec d’autres membres et d’élargir son réseau.
- Utiliser son réseau : Pour contacter un recruteur potentiel, le meilleur moyen est de vous faire recommander par l’un de vos contacts communs. A défaut, vous pouvez lui envoyer directement un bref message de présentation afin de l’inciter à visiter votre profil. Voyez également si l’entreprise auprès de laquelle vous postulez possède un profil ou un groupe auquel vous pourriez adhérer. Enfin, des applications comme « work with me » sur Facebook permettent aux salariés de faire connaître aux membres de leurs réseau les postes à pourvoir dans leur entreprise. Une bonne raison de chercher à élargir la liste de ses contacts…
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« J’ai trouvé une solution simple et peu coûteuse pour diffuser mes offres d’emploi », assure Anne-Laure Constanza, qui a reçu dix CV très pertinents à la suite de son annonce pour un poste de développeur. La dirigeante d’Enviedefraises.fr (portail commercial destiné aux femmes enceintes) a utilisé le service PME lancé par le moteur de recherche d’emploi Moovement et créé son site RH.
Ces outils de nouvelle génération s’adressent a priori au grand public. Reconnaissables à leur interface hyper sobre – une barre de recherche en guise de page d’accueil -, ils fonctionnent « à la Google ». Les candidats tapent les mots clés correspondant au poste et au secteur géographique qu’ils visent, et les résultats s’affichent sur une ou plusieurs pages.
Ce sont les offres en provenance de diverses sources sur le web qui sont indexées au moteur : sites institutionnels, de cabinets de recrutement… Jusqu’à présent, les entreprises possédant un site internet avec un espace recrutement pouvaient demander l’indexation gratuite de leurs offres (via les flux XML ou RSS) au moteur de recherche.
Quand on connaît le coût élevé d’une annonce sur un jobboard type Monster (près de 650 euros), le système était déjà intéressant. Mais il avait le défaut d’exclure d’office toutes les entreprises ne disposant pas de site internet ou seulement d’un site vitrine. D’où les solutions PME lancées dernièrement par Wanajob (« Wanajob Source ») et Moovement (« Jobboard »).
L’entreprise peut, sans compétences techniques particulières, se créer un petit site RH, avec logo, présentation écrite ou courte vidéo, description des postes à pourvoir… Les offres d’emploi sont ensuite automatiquement indexées au moteur de recherche. Côté tarifs, l’avantage va à Wanajob Source, totalement gratuit. Moovement propose quant à lui une solution à partir de 150 euros par mois.
Elle est sans engagement, autrement dit on peut créer son site pour un mois seulement, si l’on a un besoin de recrutement temporaire. Sur Wanajob, comme sur Moovement, le recruteur peut faire remonter son offre dans un encart spécial, pour s’assurer plus de visibilité. L’option est alors payante mais la tarification est « au clic », ce qui permet de se fixer un budget plafond, 10 euros par jour par exemple.
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L’un parle beaucoup, l’autre ne dit pas un mot. Le premier est un intuitif quand le second est rationnel. Pierre-Yves Lautrou (36 ans), véritable moulin à paroles, et Steven Urien (34 ans), aussi disert qu’un moine tibétain, naviguent ensemble depuis quatre ans à bord du Pogo 2 aux couleurs de « Altaïde Moovement ».
A bord, les échanges sont brefs. « Borde un peu de GV. Choque du chariot ».
« On gagne une vraie course »
Sauf qu’à y regarder de plus près, on devine une grande complicité et une vraie amitié entre le skipper originaire de Camaret, journaliste à l’Express, et son coéquipier rennais, consultant à Paris. « C’est le duo idéal. Steven ne parle pratiquement pas. Du coup, on reste concentré sur la course, sur les réglages ». Depuis quatre saisons, ce duo, qui s’entraîne chez AOS à Lorient, écume les courses du circuit. Souvent placé, jamais gagnant. « On était devenu les champions du monde des matchs amicaux : on gagnait les régates d’entraînement mais jamais les courses. Là, c’est la première fois qu’on gagne une vraie course ».
Mal partout
Pour y parvenir, Lautrou, huit saisons de mini dans le sillage dont une Mini-Transat, et Urien n’ont pas ménagé leur peine : « On était toujours dessus : on n’a jamais eu une minute de repos ». Depuis le passage de BXA à l’embouchure de la Gironde,
ils se sont tiré la bourre avec les Britanniques Bond et Brennan (Base Camp). Tout s’est joué à Sein où « Altaïde Moovement » a croisé… 50 mètres devant « Base Camp » : « Là, on les a marqués : ils viraient, on virait. Ils changeaient une voile, on changeait une voile. C’était chaud, intense. Je n’ai jamais disputé un Mini-Fastnet aussi dur que celui-là car il y avait vraiment de quoi casser au retour. On a mal au dos, mal aux fesses. Mal partout en fait ».
Pointe à 20 nœuds !
Vainqueur du Trophée Marie-Agnès Péron en 2006, Pierre-Yves Lautrou a donc signé jeudi après-midi sa première victoire en double sur le circuit. Il s’en souviendra. Comme il n’oubliera pas cette descente de folie entre Douarnenez et BXA : « 27 heures pour descendre, c’était de la folie ! On a même fait une pointe à 20 nœuds ». Et Steven le taiseux, lui, que dit-il ? « C’est la victoire de l’expérience : on se connaît vraiment bien avec Pierre-Yves. Tellement bien qu’on n’a plus besoin de parler à bord ». Tout est dit.
un article de Philippe Eliès pour Le Telegramme
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Fri, Oct 30, 2009
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